La ventilation d'un tunnel routier ou ferroviaire doit gérer un volume d'air considérable sur toute la longueur de l'ouvrage, pour diluer les polluants issus du trafic et évacuer la chaleur, tout en permettant une évacuation efficace des fumées en cas d'incendie. Deux approches coexistent : la ventilation longitudinale, qui pousse l'air d'une extrémité à l'autre à l'aide d'accélérateurs installés en plafond, et la ventilation transversale, qui répartit soufflage et extraction sur toute la longueur via des gaines dédiées. Le choix dépend de la longueur du tunnel, du profil de trafic et de la topographie environnante, dans le cadre plus large de notre expertise en ventilation d'infrastructures.
Longitudinale ou transversale, chaque configuration de tunnel appelle un dimensionnement sur mesure : chez Motralec, notre équipe technique l'étudie avec les bureaux d'études concernés et transmet un devis rapide et argumenté. Vente, réparation en atelier et conseil technique accompagnent ces installations spécifiques depuis 1976, avec des livraisons possibles en France comme à l'export selon la nature de l'ouvrage et les contraintes du site concerné.
La ventilation longitudinale repousse l'air pollué vers une extrémité du tunnel grâce à des accélérateurs fixés au plafond, qui accélèrent l'écoulement de l'air dans le sens de la circulation ou à contre-courant selon la stratégie retenue. Elle convient bien aux tunnels courts à moyens avec un trafic à sens unique. La ventilation transversale, elle, répartit l'air neuf et l'extraction des fumées sur toute la longueur de l'ouvrage via des gaines dédiées, ce qui permet un contrôle plus fin de la qualité de l'air en tout point du tunnel, au prix d'une infrastructure plus lourde à mettre en œuvre. L'effet piston créé par la circulation des véhicules contribue également au mouvement de l'air et doit être pris en compte dans le dimensionnement global.
Le dimensionnement des ventilateurs de tunnel dépend de la longueur de l'ouvrage, du profil de trafic (véhicules légers, poids lourds, densité), de la pente et de la présence éventuelle d'une ventilation naturelle d'appoint via des puits. Les accélérateurs doivent pouvoir fonctionner en continu sur de longues périodes et supporter des conditions de température élevée en cas d'incendie, pendant la durée nécessaire à l'évacuation des usagers. Le choix entre ventilation longitudinale et transversale résulte généralement d'une étude globale intégrant ces paramètres, menée par le bureau d'études en charge de l'ouvrage.
Le principal écueil consiste à raisonner en débit d'air seul, sans intégrer l'effet piston du trafic ni les scénarios d'incendie, qui imposent des exigences de tenue en température bien supérieures à un usage de ventilation courante. Un mauvais positionnement des accélérateurs en plafond peut aussi créer des zones de recirculation d'air peu efficaces. Ce type d'installation s'inscrit toujours dans une étude globale menée avec le maître d'œuvre de l'ouvrage. Motralec conseille sur le matériel adapté à ces exigences spécifiques, avec devis gratuit sous 24h.